RECENSEMENT AGRICOLE

 

Combien d’exploitations en Auvergne ? …
Le Paysan Futé vous propose de retrouver des statistiques et des études sur l’agriculture de la région.



Les exploitations agricoles
L’essentiel du territoire agricole auvergnat est destiné à l’élevage : la superficie toujours en herbe occupe les 2/3 de la SAU régionale. Les cultures fourragères viennent en complément.
Céréales, oléagineux et protéagineux couvrent l'essentiel du territoire agricole restant et sont cultivés pour presque moitié dans les plaines de Limagne.

L’Auvergne continue de perdre ses fermes au même rythme que celui constaté sur la décennie précédente. En deux ans, le taux de disparition des exploitations s'établit à - 5,6 % pour le Puy-de-Dôme, ce qui est inférieur à la région (- 6,3 %) et qui reste en dessous de la moyenne nationale (- 7,5 %).
Moins nombreuses, les exploitations disposent de surfaces toujours plus grandes avec 49 ha en moyenne en 2005 pour les fermes du Puy-de-Dôme (59 ha en moyenne en Auvergne) qui se situent entre les petites structures de la Haute-Loire et les exploitations professionnelles de l’Allier.
En effet, on distingue maintenant deux grands types d'agriculture en France. L'agriculture professionnelle regroupe des exploitations qui atteignent une certaine dimension économique et qui occupent au moins l'équivalent d'une personne à trois quarts de temps. L'agriculture non professionnelle rassemble des unités d'importance économique plus modeste.
L'effritement du nombre d'exploitations affecte moins les unités professionnelles que les non professionnelles.

La région compte désormais 25 560 exploitations agricoles avec 8 074 exploitations qui se situent dans le département du Puy-de-Dôme en 2005.


Exploitations agricoles selon la SAU en 2005 en Auvergne

La population agricole active
L’agriculture occupe 52 080 actifs dans la région en 2003 soit l’équivalent du travail de 43 000 personnes occupées à temps plein pendant une année.
L'essentiel du travail est d'origine familiale, pour les deux-tiers assuré par les chefs d'exploitation et leurs coexploitants.
Le recours au salariat permanent reste peu développé dans la région et génère environ 2 150 emplois. Les femmes occupent 22 % des postes de responsables (chefs ou coexploitantes) dans les exploitations professionnelles. La proportion atteint 30 % dans les fermes non professionnelles. Ce sont souvent les conjointes qui succèdent de façon temporaire à leur mari retraité afin de se constituer pendant quelques années une retraite d'exploitante.
La majorité des exploitations sont gérées individuellement (82 % dans le Puy-de-Dôme). Cependant, les formes sociétaires (GAEC, EARL, …) continuent de se développer avec 5 % d’exploitations en plus par an.

L’âge moyen de l’exploitant ou du coexploitant s’élève maintenant légèrement pour se fixer à 45 ans. Dans les prochaines années, de nombreux départs en retraite sont prévisibles, mais ne seront pas compensés par les jeunes enfants d’agriculteurs en âge de s’installer.

Chefs d'exploitation et coexploitants selon l'âge en 2005 en Auvergne

Les productions végétales
Les terres arables sont en augmentation en 2005 et sont concentrées surtout dans l’Allier (41 %) et le Puy-de-Dôme (30 %). Ses composantes principales sont toujours les céréales, les prairies non permanentes, les oléagineux et les fourrages annuels.
La surface en céréales régresse légèrement en 2005.
La culture de blé tendre demeure la culture dominante de la région (48 %). Le triticale se fait aussi une place en Auvergne, il gagne encore du terrain et prend le 2e rang des surfaces emblavées en céréales (15 %). En 3e position, on retrouve le maïs grain qui représente 14 % de la superficie de céréales en Auvergne en 2005. La surface en orge a baissé en 2005 ; il se retrouve donc au 4e rang.

Le Puy-de-Dôme et l’Allier assurent l’essentiel de la collecte de céréales (blé et maïs principalement). De plus, le Puy-de-Dôme concentre la moitié de la capacité régionale de stockage, avec 33 % des centres de stockage.
Superficie en ha pour chaque département
Allier
Cantal
Haute-Loire
Puy-de-Dôme
Auvergne
Céréales
96 970
11 430
34 050
80 900
223 350
dont blé tendre
44 000
5 000
12 850
45 400
107 250
dont orge et escourgeon
13 600
1 200
9 450
5 200
29 450
dont maïs grain
18 800
-
250
13 000
32 050
dont maïs semence
120
-
-
5 000
5 120
dont triticale
12 800
4 500
7 400
9 400
34 100
dont avoine
1 800
230
780
1 350
4 160
dont seigle
1 000
380
2 600
800
4 780
Oléagineux (tournesol, colza, …)
19 050
-
700
7 950
27 700
Protéagineux (pois, …)
1 300
22
75
800
2 197
Betteraves industrielles
815
-
-
2 720
3 535
Fourrages annuels
9 500
5 220
7 650
6 100
28 470
Prairies artificielles et temporaires
78 600
51 500
40 500
51 160
221 760
Jachères
10 600
100
860
8 300
19 860
Surfaces toujours en herbe
278 200
298 500
145 000
239 000
960 700
Vignes
780
6
115
840
1 741
Autres cultures permanentes
376
87
86
280
829

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Les productions animales
BOVINS
Présents dans 75 % des exploitations, les bovins règnent en maîtres sur notre région. Avec 1 563 800 têtes en 2005, l’Auvergne détient ainsi 8 % du troupeau bovin national et se classe au 3e rang des régions françaises. Le troupeau bovin a cependant changé de vocation, en passant du lait vers la viande. L’élevage allaitant ancré dans l’Allier et le Cantal, occupe une place prépondérante au niveau régional avec plus de 11 % du cheptel français. Les élevages laitiers sont principalement présents dans le Cantal, la Haute-Loire et la partie sud-ouest du Puy-de-Dôme.
La production de bovins finis a diminué de 11 % par rapport à 2003 avec plus de 71 170 tonnes en 2005.
Les gros bovins constituent l’essentiel du tonnage (86 %). Parmi ceux-ci, les vaches de réforme occupent une place importante.
La production de veaux de boucherie constate une baisse. Les veaux à remettre vendus vers l’âge de 15 jours à 3 semaines sont issus des exploitations laitières spécialisées. Leur commercialisation est en baisse de plus de 6 %. Ces animaux sont utilisés pour la production de veaux de boucherie.
La région Auvergne est orientée vers la production de broutards : ce sont maintenant plus de 7 animaux sur 10 qui sont vendus à moins d’un an.

LA PRODUCTION LAITIÈRE
Les livraisons de lait sont de 10,9 millions d’hectolitres en Auvergne en 2005 dont presque 3 millions livrés par le Puy-de-Dôme. La part de l’Auvergne au niveau national est de 5 %.
La moyenne individuelle annuelle porte à 146 600 litres de lait livrés par producteur auvergnat (150 620 litres dans le Puy-de-Dôme) soit 2/3 de la moyenne française (231 700 litres). La production laitière transformée hors industrie n’est pas importante. Elle concerne les fabrications de produits fermiers (AOC). Le lait livré à l’industrie est destiné à la fabrication de beurre et de fromages. L’Auvergne fabrique des fromages sous signe de qualité avec cinq Appellations d’origine contrôlée (Saint-Nectaire, Cantal, Salers, Bleu d’Auvergne, Fourme d’Ambert).

OVINS ET CAPRINS
Le cheptel régional de brebis-mères poursuit sa régression. Il est passé sous la barre des 500 000 têtes. Cependant, l'Auvergne se retrouve à la 6e place avec 8 % du cheptel national ovin.
L’élevage ovin n’est pas uniformément réparti sur le territoire auvergnat : l’Allier possède 40 % des effectifs ovins, suivi de la Haute-Loire (30 %) et du Puy-de-Dôme (22 %). La filière laitière qui a émergé il y a quelques années poursuit son développement avec une progression de plus de 12 % par rapport à 2003. Elle demeure fortement implantée en Haute-Loire (70 % des effectifs).
Le cheptel de chèvres se stabilise en 2005. La destination du lait produit a fortement évolué.


ÉQUINS
En Auvergne, l’élevage d’équidés augmente avec 25 900 têtes en 2004 dont 5 670 dans le Puy-de-Dôme. Les chevaux de selle occupent la première place avec 13 210 têtes soit 4 % du cheptel national (2 260 têtes dans notre département). Pour les juments poulinières, la part de l’Auvergne atteint 5 %. L’élevage est destiné aux activités de course et à l’équitation en clubs et se trouve principalement localisé dans l’Allier.
Le cheptel de chevaux lourds représente 14 % du troupeau national. Il se situe notamment dans le Cantal. Ce système d’élevage est orienté vers la production de poulains maigres destinés à l’exportation.

PORCINS
L’Auvergne ne dispose que de 2 % du cheptel porcin national en 2005. Le Puy-de-Dôme possède, quant à lui, 25 % du cheptel porcin régional. Les effectifs porcins auvergnats connaissent une baisse de 2 % par rapport à 2004. Chez les naisseurs et naisseurs-engraisseurs, le cheptel de truies-mères enregistre une diminution encore plus marquée. L’Auvergne regroupe 2,3 % des truies françaises.
En 2005, la production d’animaux finis augmente légèrement et représente à peine 2 % du troupeau national.

AVICULTURE ET CUNICULICULTURE
Les effectifs de poules pondeuses et de poulettes ont diminué et sont détenus majoritairement dans l’Allier et le Puy-de-Dôme. Ces deux départements regroupent 90 % du cheptel régional. La place de l’Auvergne dans la production nationale demeure modeste : 1,5 % des effectifs de poules et poulettes.
La production auvergnate de viande de volailles poursuit sa progression régulière avec environ 47 000 tonnes en 2004. La part de l’Auvergne dans la France progresse légèrement : 2,7 % toutes espèces confondues et 3,5 % en poulets de chair.
La production régionale d’œufs de consommation dans les élevages professionnels est en diminution (- 18 % par rapport à 2003).

Dans le secteur cuniculicole, le cheptel de lapines-mères est stable. La part de l’Auvergne dans l’ensemble français est de 5 %. La production de viande de lapin est aussi stable.

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Les industries agroalimentaires
Structure des entreprises IAA (Industries agroalimentaires)
En 2003, 111 entreprises agroalimentaires ou coopératives agricoles de 20 salariés et plus ou ayant un chiffre d’affaires supérieur à 5,3 millions d’euros jouent un rôle moteur dans l’économie de la région Auvergne. Parmi elles, neuf unités ont leur siège social localisé en dehors de l’Auvergne (principalement en région parisienne).
Plus de la moitié de ces 111 entreprises emploient moins de 50 salariés (soit 1 810 emplois sur un effectif total de 9 960).
L’ensemble des entreprises auvergnates a réalisé un chiffre d’affaires de 2 729 millions d’euros.
Les ventes à l’export en représentent 5 %.

Structure des établissements
En 2003, 192 établissements producteurs emploient près de 9 170 personnes : ce chiffre augmente régulièrement (+ 280 salariés par rapport à 2002).
L’industrie de la viande et l’industrie laitière sont les deux secteurs principaux. Le secteur de l’industrie des boissons se dégage ensuite avec 1 170 salariés dont la majorité est dans le Puy-de-Dôme. Le département de l’Allier concentre 36 % des effectifs salariés des IAA grâce à l’industrie de la viande, devant le Puy-de-Dôme avec 33 % (3 030 salariés pour 69 établissements).

• Secteur viande en 2003
L’industrie de la viande se situe au premier rang de l’agroalimentaire auvergnat en termes de nombre d’établissements et d’emplois (3 410 salariés). Ce dernier chiffre enregistre une progression de 6 % par rapport à 2002.

• Secteur travail du grain, fabrication d’aliments pour animaux et biscotterie-biscuiterie en 2003
Le travail du grain et la fabrication de produits amylacés impliquent huit entreprises avec 110 millions d’euros de chiffre d'affaires pour 347 emplois. On fabrique aussi des aliments pour animaux dans la région. Ce secteur représenté par cinq entreprises, emploie 500 personnes pour un chiffre d'affaires de 185 millions d'euros.

• Secteur lait en 2003

L’industrie laitière, avec près de 30 % du chiffre d’affaires global des IAA auvergnates, conserve sa première place pour cet indicateur. Cette activité concerne 45 établissements (dont 18 dans le Puy-de-Dôme) qui génèrent 2 100 emplois dans la région.
L’activité principale du secteur est la fabrication de fromages avec les cinq appellations d’origine contrôlée.

• Secteur industries des boissons en 2003
Forte de ses ressources naturelles, l’Auvergne continue de maintenir une activité importante dans l’industrie des eaux de table.
Seulement sept entreprises en produisent, mais elles affichent un chiffre d'affaires de 650 millions d'euros. De plus, elles offrent un emploi à 1 730 personnes.

• Autres secteurs en 2003

Les deux secteurs qui mobilisent le plus de salariés sont respectivement la fabrication industrielle de pains et pâtisseries fraîches puis la conservation et la transformation de fruits et légumes. Le tissu agroalimentaire auvergnat est aussi constitué par des établissements très diversifiés : une sucrerie liée à la production de betteraves en Limagne, des établissements liés à la transformation du thé et du café, des établissements en chocolaterie et confiserie, huilerie ...
La forêt
Les terrains boisés occupent 708 000 hectares soit 27 % du territoire régional, taux identique à celui du territoire national.
Feuillus et résineux couvrent des superficies voisines. Un peu plus de 100 000 hectares appartenant à l’État, à des collectivités et à des sections de communes, sont gérés par l’ONF.
Une grande majorité du boisement est donc du domaine privé (86 %) et présente un fort morcellement, plus qu'à l'échelle nationale.
Contact
DRAF (Direction Régionale de l’Agriculture et de la Forêt d’Auvergne)
Service Régional de l’Information Statistique et Économique
Site de Marmilhat – BP 45
63370 LEMPDES
Tél : 04 73 42 15 22
Fax : 04 73 42 16 76
Courriel : srise.draf-auvergne@agriculture.gouv.fr
Site : www.agreste.agriculture.gouv.fr
 
À partir des données d’ « AGR’AUVERGNE » - Édition 2005
et « Chiffres en poche Puy-de-Dôme » - Édition 2006