| PLAN DE MODERNISATION DES BÂTIMENTS D'ÉLEVAGE (PMBE) |
Le Plan de modernisation des bâtiments d'élevage a été reconduit dans le cadre du PDRH (Programme de développement rural hexagonal) 2007-2013 proposé par la France – en application du Règlement de développement rural du 20 septembre 2005 – et validé par la Commission européenne le 19 juillet 2007. Il s'applique à tout le territoire. |
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Un arrêté du ministère chargé de l’Agriculture en date du 11 octobre 2007 fixe les modalités d’attribution des subventions pouvant être accordées par l’État et l’Union européenne. Celles-ci peuvent être complétées par des aides de la Région Auvergne et des Conseils généraux.
Trois catégories de dossiers doivent être identifiées :
• Les dossiers bovins, ovins, caprins (BOC) dont les investissements sont supérieurs ou égaux à 15 000 €,
• Les dossiers BOC dont les investissements sont compris entre 4 000 € (inclus) et 15 000 €,
• Les dossiers hors BOC (porcins, …) dont les investissements sont supérieurs ou égaux à 4 000 €.
L’État et l’Union européenne n’interviennent, en Auvergne, que sur la première catégorie de dossiers, les collectivités locales pouvant intervenir sur les deux autres. Un arrêté préfectoral daté du 7 mars 2008 fixe les modalités d’attribution des subventions accordées au titre du PMBE pour les dossiers déposés après le 1er septembre 2007.
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Quels sont les objectifs de ce dispositif ? |
L’objectif du PMBE est de conforter l’économie des exploitations agricoles par la modernisation de leur outil de production concernant :
- l’amélioration de la compétitivité,
- l’amélioration des conditions de vie, de travail, d’hygiène et de sécurité des exploitants agricoles et de leurs salariés ;
- l’amélioration des facteurs de production,
- l’amélioration des conditions de bien-être animal, de santé et d’environnement,
- l’amélioration de la qualité des produits,
- l’adoption de technologies nouvelles en matière de construction des bâtiments, de production et de conduite d’exploitation,
- la réorientation de la production,
- la diversification de la production.
Le projet de modernisation s’inscrit dans la politique d’installation et de maintien d’une occupation équilibrée du territoire. |
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Qui peut en bénéficier ? |
• Une personne physique ou morale exerçant une activité d’élevage bovins, ovins ou caprins,
• Un propriétaire bailleur de biens fonciers à usage agricole, lorsque le preneur remplit les conditions d’obtention de la subvention,
• Une fondation, d’une association sans but lucratif ou d’un établissement d’enseignement et de recherche agricoles. |
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À quelles conditions ? |
Pour que sa candidature soit recevable, le demandeur doit :
- attester être à jour des contributions sociales et fiscales (y compris la redevance des agences de l’eau) sauf à apporter la preuve d’un accord d’étalement,
- respecter à la date de dépôt de la demande les normes minimales dans les domaines de l’environnement, de l’hygiène et du bien-être des animaux applicables à l’investissement projeté,
- souscrire des engagements sur une durée de cinq ans.
Pour pouvoir prétendre à une subvention de l’État, le demandeur ne doit pas avoir déjà bénéficié au niveau de l’exploitation d’une aide au titre du PMBE.
Le projet doit répondre aux critères de priorité ainsi qu’aux critères de sélection définis au niveau de la région.
Au 1er janvier de l’année de dépôt de la demande, le demandeur ou au moins un associé exploitant en cas d’exploitation sociétaire doit :
- être âgé d’au moins 18 ans et de moins de 60 ans,
- n’avoir fait l’objet d’aucun procès-verbal dressé dans l’année civile qui précède la date de dépôt de la demande au titre des points de contrôle des normes minimales en matière d’environnement, d’hygiène et de bien-être des animaux.
Par ailleurs, au moment de la présentation de la demande, lorsque l’exploitation est située en zone vulnérable elle doit pour être éligible, disposer des capacités agronomiques suffisantes, à savoir une capacité de stockage permettant de respecter le programme d’action défini par un arrêté préfectoral qui fixe notamment la période d’interdiction d’épandage, la distance d’épandage par rapport à des points sensibles ou encore le calendrier de production des effluents. Cette capacité ne peut en aucun cas être inférieure à celle fixée par le Règlement sanitaire départemental (RSD). Néanmoins, en zone vulnérable, la candidature peut être recevable si l’exploitation dispose d’un arrêté d’engagement juridique notifié ou en cours de notification au titre du PMPOA (Programme de maîtrise des pollutions d’origine agricole) et qui accorde des délais de réalisation, sous réserve que ces derniers soient encore valides.
En dehors de la zone vulnérable, l’exploitation doit disposer des capacités de stockage fixées par la réglementation nationale (à savoir 1,5 mois de stockage en général si l’élevage relève du Règlement sanitaire départemental). À noter le cas particulier des éleveurs de vaches allaitantes, laitières ou mixtes existant au 1er février 1992 et ayant adressé à la préfecture la déclaration d’antériorité, qui bénéficient jusqu’en 2010 d’un délai pour porter la capacité de stockage de 1,5 à 4 mois. Ce délai ne s’applique pas aux ateliers hors-sol, de veaux de boucherie ou de taurillons. Néanmoins, si l’éleveur, hors zone vulnérable, est en mesure de présenter un arrêté d’engagement juridique notifié ou en cours de notification au titre du PMPOA et qui accorde des délais de réalisation sous réserve que ces derniers soient encore valides, ou si une expertise démontre qu’après réalisation du projet, l’exploitation détiendra les capacités de stockage suffisantes, alors la candidature peut être déclarée recevable.
Une dérogation au critère d’accès qui concerne le stockage des effluents est accordée au jeune agriculteur qui dispose d’un délai de grâce pour effectuer les travaux de mises aux normes de gestion des effluents d’élevage. |
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Pour quels investissements ? |
Les investissements éligibles peuvent concerner :
• Une construction neuve ou une extension d’un bâtiment existant, considérée également comme une construction neuve, s’il y a création de places de logement,
• Une rénovation d’un bâtiment existant.
Le projet relatif à une construction neuve doit s’inscrire dans l’un des cas suivants :
• La restructuration d’exploitations au titre du foncier ou du système d’exploitation,
• La création d’un atelier,
• L’installation d’un jeune agriculteur,
• La délocalisation ou transplantation de bâtiments d’une exploitation,
• La désaffectation de bâtiments,
• La difficulté de rénover les bâtiments existants pour répondre aux exigences sanitaires, de bien-être des animaux et de conditions de travail de l’agriculteur,
• L’extension d’un bâtiment avec création de places de logement.
Dans les autres cas, on considère qu’il s’agit de rénovation.
Les postes éligibles pour le bâtiment d’élevage sont :
• Le terrassement, les divers réseaux,
• L’ossature, la charpente, la toiture, le bardage,
• Les « tunnels » destinés au logement des animaux,
• Les aires d’attente et d’exercice pour les animaux, ainsi que leurs couvertures,
• Les équipements visant à une amélioration des conditions sanitaires (hors champ réglementaire), d’élevage et de surveillance : filets brise-vent, aération, ventilation, télésurveillance,
• Les équipements visant à l’amélioration des conditions de manipulation des animaux et de la qualité : équipements de contention, de tri, de pesée,
• Les aménagements et équipements fixes intérieurs : logettes, cornadis, équipements de distribution de l’alimentation (ex : tapis d’affouragement, mangeoires, abreuvoirs, impluvium), barrières.
Pour être éligibles, tous les bâtiments et tous les ouvrages de stockage des effluents doivent bénéficier d’une garantie décennale sauf exceptions limitées. |
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Avec quelles aides ? |
Les taux et montants maximum subventionnables sont : |
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Cas général |
Cas des Jeunes agriculteurs* |
Montant de l’investissement |
Type d’investissement |
Montant subventionnable maximum |
Taux de subvention (part État + part UE) |
Montant subventionnable maximum |
Taux de subvention (part État + part UE) |
Hors zone de montagne |
Minimum
15 000 € |
Construction neuve |
70 000 € |
15 % |
80 000 € |
25 % |
Rénovation |
50 000 € |
60 000 € |
Zone de montagne |
Minimum
15 000 € |
Construction neuve |
80 000 € |
30 % |
90 000 € |
40 % |
Rénovation |
60 000 € |
70 000 € |
* Pour un exploitant jeune agriculteur (JA) qui a perçu les aides à l’installation et dans la mesure où l’engagement juridique intervient dans la période de cinq ans suivant la date d’installation retenue dans le cadre du certificat de conformité à l’installation, sont appliquées des majorations de :
- 10 points du taux de subvention (État + Union européenne) ;
- 10 000 € des montants subventionnables.
Pour les formes sociétaires, ces majorations se calculent au prorata du nombre d’associés exploitants bénéficiant du statut de jeune agriculteur sur le nombre total des associés exploitants.
Pour les constructions en bois, si la charpente, 30 % du bardage extérieur et les menuiseries sont en bois, la subvention est majorée de deux points.
Pour les Gaec, le montant maximum subventionnable par exploitation peut être multiplié par le nombre d’exploitations regroupées dans la limite de trois.
La Région Auvergne a décidé d’intervenir en majorant de deux points les taux de base, de trois points supplémentaires s’il s’agit d’un jeune agriculteur et de trois points pour l’utilisation du bois. Un jeune qui présente un dossier pour un bâtiment d’élevage bois peut ainsi bénéficier d’une majoration totale de huit points.
Le montant de l’assiette par UGB (Unité de gros bétail) pour l’attribution des crédits de l’État, hormis le poste de traitement des effluents, est par ailleurs plafonné à : 3 000 €/UGB pour le logement des vaches allaitantes, 2 500 €/UGB pour le logement des jeunes bovins à l’engraissement et des génisses, 4 000 €/UGB pour le logement des vaches laitières, 2 500 €/UGB pour le logement des ovins viande et 3 500 €/UGB pour celui des caprins et ovins lait.
Le taux d’aides publiques, tous financeurs confondus, ne peut dépasser 50 % (et 60 % pour les JA) du montant subventionnable en zone de montagne et 40 % (50 % pour les JA) hors zone de montagne. |
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Quelles sont les priorités ? |
La décision de subvention intervient à l’issue d’un appel à candidature.
En 2008, il y a deux appels à candidature. Le premier est arrivé à échéance le 31 mars 2008 (date limite de dépôt des dossiers complets au guichet unique). Le second sera réalisé à l’automne.
À l’issue de la période de dépôt des dossiers, ceux-ci sont examinés et triés au regard de critères définis au niveau régional.
La priorité pour les financements de l’État porte sur :
• le logement des animaux
• la modernisation des bâtiments vétustes.
Ceci se traduira donc pour l’État par les deux exclusions suivantes :
• Les dossiers sans logement d’animaux ne sont plus financés par l’État, mais sont financés sur les crédits de la Région Auvergne.
• À l’exception des jeunes agriculteurs, des dossiers relatifs aux bâtiments des filières ovines et caprines, et des fermiers qui perdent la jouissance de leurs bâtiments (du fait de la reprise de ceux-ci par le propriétaire), l’ensemble des exploitations qui ont bénéficié depuis 2001 de subventions bâtiments dont le montant cumulé des aides publiques est de plus de 15 000 € au titre des dispositifs, bâtiments en zone de montagne, PMBE, plan Ofival, Contrats territoriaux d’exploitation (CTE) ou Contrats d’agriculture durable (CAD), PMPOA 1 ou 2, ne seront pas financés sur les crédits de l’État.
L’ordre de priorité des projets qui sont financés sur les crédits de l’État dans le cadre de l’appel à candidature est le suivant : |
Priorité |
Catégories |
1 |
JA qui ont obligation de mettre leurs bâtiments aux normes dans les trois ans |
| JA avec un projet bâtiment prévu dans le PDE (Plan de développement de l’exploitation) |
| JA sans bâtiment prévu dans le PDE mais avec besoin de mise aux normes |
| Fermier dont le bâtiment est repris par le propriétaire |
| Projets de bâtiments ovin ou caprin |
| Projets en agriculture biologique |
2 |
JA sans bâtiment prévu dans le PDE |
| JA sans DJA (Dotation jeune agriculteur) |
| Projets de bâtiments en élevage laitier |
3 |
Non JA pas aux normes |
4 |
Les autres |
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Quels sont les engagements ? |
Le bénéficiaire d’une aide au titre du PMBE s’engage à :
- poursuivre son activité agricole et tout particulièrement son activité d’élevage ayant bénéficié de l’aide pendant une période de cinq années à compter de la date de signature de la décision d’octroi de la subvention,
- maintenir en bon état fonctionnel et pour un usage identique les constructions ayant bénéficié des aides ainsi que le cheptel correspondant pendant une durée de cinq ans à compter de la date de signature de la décision d’octroi de la subvention,
- respecter les normes minimales animales requises dans le domaine de l’environnement, de l’hygiène et du bien-être des animaux attachées à l’investissement concerné par la demande d’aide,
- se soumettre à l’ensemble des contrôles administratifs et sur place qui pourraient résulter de l’octroi d’aides nationales et européennes,
- ne pas solliciter, pour ce projet, d’autres crédits — nationaux ou européens —, en plus de ceux mentionnés dans le plan de financement du projet,
- lorsque l’investissement dépasse 50 000 €, apposer sur le bâtiment une plaque d’information et de publicité relative à l’aide du Feader (Fonds européen agricole pour le développement rural) décrivant le projet, et, lorsque la dépense dépasse 500 000 €, installer un panneau sur le site,
- ne pas solliciter de prêt bonifié pour ce même projet, à l’exception des prêts MTS JA,
- conserver l’ensemble des pièces justificatives des investissements réalisés pendant les cinq années suivant la fin des engagements, soit pendant dix ans (en vue d’un éventuel contrôle),
- informer la DDAF ou DDEA compétente en cas de modification du projet. |
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Quelle est la procédure à suivre ? |
• Dépôt d’un dossier unique de demande de subvention au titre du PMBE quel que soit le (ou les) financeur(s) à la DDAF du département dans lequel se situe le siège de l’exploitation,
• Un accusé de réception vous sera adressé ; Il ne vaut pas promesse de subvention,
• Déclaration obligatoire de la date de début des travaux.
• Si votre dossier est accepté, une notification de subvention vous sera adressée par le (ou les) financeur(s).
Le démarrage des travaux, dans le cadre de l’appel à candidature, n’est autorisé qu’à compter de la date d’attribution de la subvention. |
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Quels sont les délais de réalisation des travaux ? |
Ils sont de :
- un an à compter de la notification de la subvention pour commencer les travaux, passé ce délai, la décision est rendue caduque.
- deux ans à compter de la date de déclaration de début des travaux pour terminer le projet, passé ce délai, le reversement de la subvention peut être demandé. Aucune demande de paiement ne peut intervenir après expiration du délai.
Le recours à une assistance technique pour vous aider à monter votre dossier peut vous être utile et vous faire gagner du temps. Vous trouverez cette compétence auprès de la Chambre d’agriculture et des organismes agricoles. |
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Comment est versée la subvention ? |
Au vu d’une demande accompagnée d’un récapitulatif et des factures acquittées par les fournisseurs, deux acomptes peuvent être versés correspondant à 80 % de la subvention. Le solde ne peut intervenir qu’après réception de l’intégralité des factures et la visite d’un agent de la DDAF. Le paiement de la subvention est assuré par le Cnasea. |
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Allier |
Direction départementale de l'agriculture et de la forêt (DDAF)
Rue Aristide Briand - BP 112
03403 YZEURE Cedex
Tél : 04 70 48 35 00
Fax : 04 70 48 35 26 |
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Cantal |
Direction départementale de l'agriculture et de la forêt (DDAF)
Cité administrative - 24 rue du 139e RI
15012 AURILLAC Cedex
Tél : 04 71 43 46 00
Fax : 04 71 43 46 08
Site : http://ddaf.cantal.agriculture.gouv.fr |
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Haute-Loire |
Direction départementale de l'agriculture et de la forêt (DDAF)
11 boulevard Pt Bertrand - BP 314
43011 LE PUY-EN-VELAY Cedex
Tél : 04 71 09 97 97
Fax : 04 71 09 21 39 |
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Puy-de-Dôme |
Direction départementale de l'agriculture et de la forêt (DDAF)
Service Économie Agricole
Cellule Modernisation - Environnement
Site de Marmilhat - BP 43
63370 LEMPDES
Tél. 04 73 42 14 26 ou 04 73 42 14 76
Fax. 04 73 42 14 00 |
Avec la collaboration du Service Économie Agricole de la DDAF
(Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt)
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